Trafic maritime, aujourd’hui et demain

Figurant parmi les plus grandes nations commerçantes au monde, le Canada compte sur les échanges commerciaux pour assurer la qualité de vie de ses citoyens. Que signifie l’accroissement des échanges commerciaux internationaux pour le Port de Vancouver, les mers et le littoral? Quels seront l’ampleur et l’impact de ce trafic accentué?

Les administrations portuaires canadiennes ont pour mandat de soutenir les objectifs commerciaux du pays de manière à assurer le transport sécuritaire des marchandises, en protégeant l’environnement et en considérant les intérêts des communautés locales. En ce sens, nous devons nous assurer que le Port de Vancouver est prêt à accueillir les échanges commerciaux souhaités par le Canada tout en gérant l’impact d’une hausse des exportations et des importations.

Pour évaluer le nombre de navires supplémentaires qu’une augmentation des échanges commerciaux apporterait à la région et mieux comprendre ce que l’avenir nous réserve, nous étudions actuellement les tendances mondiales en matière de transport et d’échanges commerciaux.

À l’heure actuelle, environ 3 160 navires font escale au Port de Vancouver chaque année, soit environ 9 navires par jour. À titre de comparaison, le Port de Rotterdam, aux Pays-Bas, s’étend sur environ 16 000 hectares de terre et d’eau – contre 17 000 hectares pour le Port de Vancouver – et accueille environ 30 000 navires de haute mer par année, ou environ 80 chaque jour.

Selon une analyse effectuée en 2016, nous prévoyons que le nombre d’escales au Port de Vancouver pourrait augmenter pour atteindre environ 12 navires par jour d’ici 2026. D’autres sources prédisent un trafic beaucoup plus important, mais notre analyse suggère qu’elles ne prennent pas en compte le fait que la taille et l’efficacité des navires augmentent, de sorte que la hausse du nombre de navires devrait être beaucoup moins importante que la croissance anticipée du commerce global.

Le graphique ci-dessous illustre notre prévision du nombre de navires et du poids des marchandises – ou tonnage – que ceux-ci transporteront. D’autres navires, notamment les traversiers et les embarcations de plaisance, ne sont pas compris à ce sommaire.

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*Le Port de Vancouver comprend les installations portuaires, le fleuve Fraser et Roberts Bank. Ces prévisions ont été élaborées en 2016 et comprennent le trafic prévu découlant de la mise à niveau et de l’expansion du terminal maritime Westridge de Kinder Morgan Canada Inc.

L’Administration portuaire Vancouver-Fraser est convaincue de pouvoir accueillir cette hausse du nombre de navires de façon sécuritaire. Nous travaillons avec l’industrie du transport, le gouvernement, des groupes environnementaux et la communauté universitaire pour cibler des façons d’atténuer l’impact du commerce maritime sur nos côtes, l’océan et la faune maritime.

Notre programme ÉcoAction offre une réduction des droits portuaires aux navires qui réduisent volontairement leurs émissions. Nous évaluons actuellement comment nous pourrions faire de même pour les navires qui prennent des mesures d’atténuation du bruit.

Le programme ECHO (amélioration de l’habitat et de l’observation des cétacés) est une collaboration scientifique qui vise à mieux comprendre les répercussions des activités de navigation commerciale sur les mammifères marins dans le but de faire évoluer les pratiques.

Ces mesures sont deux de nos nombreux programmes et initiatives environnementaux.

Pour en savoir plus sur l’impact du transport sur l’environnement, consultez les ressources suivantes :

Navigation et environnement, Transports Canada
Organisation maritime internationale
Centre for Climate and Energy Solutions (en anglais)
Centre pour le transport maritime responsable Clear Seas (en anglais)

Peter Xotta
Vice-président de la planification et des opérations
Administration portuaire Vancouver-Fraser