Partage de l’eau avec les navires commerciaux

Le Port de Vancouver traite l’éventail de marchandises le plus diversifié de l’ensemble des ports d’Amérique du Nord. Des navires de toutes sortes sont observés en permanence dans les eaux du port, le long des terminaux à Burrard Inlet, à Roberts Bank ou sur le fleuve Fraser, ou encore au mouillage à l’un des 20 ancrages d’English Bay, des huit ancrages dans l’arrière-port ou des cinq ancrages au-delà de Second Arrows et vers Indian Arm. Les navires au mouillage attendent leur tour pour charger des marchandises à l’un des terminaux du port.

Voici les types de navires que vous pouvez voir circuler dans le port :

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Les navires porte-conteneurs transportent les conteneurs utilisés pour le transport des biens de consommation importés, des pièces de machinerie et des ressources exportées, telles que les grains de spécialité et la pâte de bois.

Les navires de croisière, qualifiés de « villes flottantes », sont des visiteurs habituels du Port.

Les vraquiers assurent le transport des marchandises sèches ou liquides, y compris le charbon et les céréales, qui peuvent être versées directement dans le conteneur d’un navire.

Les navires porte-automobiles contiennent les voitures asiatiques destinées au marché canadien. Ils sont surnommés « ro/ro », pour navires rouliers.

Les transporteurs de marchandises diverses contiennent notamment des produits forestiers et des tuyaux en acier.

Les pétroliers assurent le transport du pétrole, de l’essence, de l’huile de colza et de produits similaires. Ces navires sont dotés d’une double coque et nécessitent l’assistance de remorqueurs ainsi que d’autres mesures de sécurité.

En ce qui concerne les sons émis par le port, l’exploitation et les activités du terminal sont de nature industrielle et se déroulent par conséquent en permanence. De nombreux sons tels que les sirènes ou les klaxons des navires existent pour des raisons de sécurité. Les règlements internationaux exigent par exemple que les navires qui se trouvent à portée visuelle l’un de l’autre utilisent des avertisseurs avant d’entamer des manœuvres. Il est possible d’utiliser des avertisseurs sonores, lumineux ou une combinaison des deux.

  • Un bref coup de klaxon ou un bref éclair lumineux signifie « je modifie mon cap vers tribord ».
  • Deux coups brefs de klaxon ou deux brefs éclairs lumineux signifient « je modifie mon cap vers bâbord ».
  • Trois coups brefs de klaxon ou trois brefs éclairs lumineux signifient « j’effectue une marche arrière ».

Les navires doivent également signaler leur position aux autres navires dans les moments de visibilité réduite, tels que les épisodes de brouillard, de neige et de pluie.

Lorsque vous vous trouvez sur l’eau, vous pouvez également voir des navires rejetant de grandes quantités d’eau. Les navires nettoient leurs ancres avec de l’eau de mer lorsqu’elles sont hissées pour éliminer la boue et les débris. Cette technique permet d’éviter le déplacement des substances contaminantes d’un port à l’autre et de protéger les équipages des résidus volants. Les chaînes des ancres portent des marques de peinture de couleurs différentes de sorte que les membres de l’équipage peuvent déterminer la longueur de chaîne qui se trouve hors de l’eau.

Il ne faut pas confondre cette méthode de nettoyage avec le rejet de l’eau de ballast. Les gens se méprennent souvent sur l’origine des déversements par-dessus bord. Un navire océanique aspire pratiquement en permanence de l’eau de mer pour divers systèmes embarqués à bord et pour garantir que le navire est convenablement lesté par rapport à la quantité de marchandises à bord. Par exemple, sans compter le nettoyage, l’eau de mer est également utilisée pour refroidir le moteur principal et les génératrices du navire. L’eau est rejetée après avoir circulé dans les tuyaux et refroidi le matériel.

Le Port de Vancouver a été le premier port en Amérique du Nord à interdire l’échange d’eau de ballast dans le port sans échange préalable au milieu de l’océan afin d’éviter le transfert d’espèces envahissantes. L’échange de l’eau de ballast au milieu de l’océan, qui a lieu à 200 miles marins des côtes dans des eaux d’au moins 2 000 mètres de profondeur, représente à l’heure actuelle la meilleure solution pour réduire le risque d’introduction ou de transfert d’espèces étrangères. Cette pratique est devenue le fondement des exigences gouvernementales désormais appliquées par Transports Canada et adoptées par de nombreux autres pays.

Pour en savoir plus sur le partage de l’eau avec les navires commerciaux, consultez nos recommandations en matière d’activités maritimes de loisir.

Duncan Wilson
Vice-président de la responsabilité sociale d’entreprise
Administration portuaire Vancouver-Fraser