Transport maritime et mammifères marins

L’Administration portuaire Vancouver-Fraser est reconnue comme un chef de file mondial en matière de durabilité, notamment par Sir Richard Branson et le Carbon War Room. La beauté et la propreté de notre port ne sont pas le fruit du hasard, mais bien d’un engagement profond visant à préserver sa riche beauté naturelle et sa biodiversité au sein de notre juridiction, voire parfois au-delà.

La santé et la sécurité des populations d’espèces sauvages dans les eaux locales sont essentielles pour que l’environnement maritime soit pleinement opérationnel. Les mammifères marins présentent un intérêt particulier, surtout la population d’épaulards résidents du sud, qui est peu nombreuse.

Alors qu’un peu plus de 3 000 navires fréquentent le Port de Vancouver chaque année, des dizaines de milliers d’embarcations naviguent dans le détroit de Géorgie, qu’il s’agisse de traversiers, de remorqueurs, de bateaux de pêche, de bateaux d’observation des baleines ou d’embarcations de plaisance. La croissance de la population entraîne une augmentation de la demande en matière de transport, d’échanges commerciaux et d’activités de loisirs, ce qui intensifie la pression exercée sur l’environnement. Chacun de ces navires ne pose pas forcément de problème en soi, mais tous ensemble, ils peuvent créer des défis importants pour le rétablissement de la population d’épaulards résidents du sud, particulièrement en ce qui concerne les activités historiques comme la capture de proies et la chasse.

Notre mandat en vertu de la Loi maritime du Canada consiste à protéger l’environnement. Notre approche ne consiste pas à attendre que cela se produise, mais à prendre les devants là où nos efforts semblent efficaces, et à aider lorsque nous le pouvons. Nous prenons une série de mesures proactives dès maintenant afin d’améliorer les conditions de vie des baleines.

En 2008, Pêches et Océans Canada a mis en place un programme de rétablissement des populations d’épaulards résidents du nord et du sud en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Ce programme qualifie le bruit sous-marin et les perturbations physiques, qui proviennent de sources comme les sonars militaires et civils et les navires, comme des menaces importantes pesant sur les épaulards. La population d’épaulards subit également d’autres menaces liées aux activités humaines, telles que l’augmentation des niveaux de contaminants et la disponibilité plus réduite des proies (saumon).

Nous partageons les préoccupations de Pêche et Océans Canada concernant le rétablissement de la population d’épaulards résidents du sud. C’est pourquoi nous avons créé le programme ECHO (amélioration de l’habitat et de l’observation des cétacés), une initiative de recherche et de gestion collaborative qui concentre les efforts et les ressources de multiples intervenants, notamment les organismes gouvernementaux, les Premières Nations, les acteurs de l’industrie maritime, les organisations non gouvernementales et les experts scientifiques. Le programme a été mis en place dans le but de mieux comprendre les effets cumulés de toutes les activités de transport maritime sur les baleines le long de la côte sud de la Colombie-Britannique, et de trouver des solutions d’atténuation appropriées. Notre objectif à long terme consiste à développer des mesures d’atténuation qui permettront de réduire de manière significative les menaces potentielles qui pèsent sur les baleines en raison des activités de navigation commerciale. Ces mesures peuvent comprendre des incitatifs pour l’utilisation d’une technologie verte sur les navires, des modifications apportées aux activités opérationnelles des navires océaniques, un programme de certification des navires silencieux, ou l’élaboration de critères liés au niveau de bruit des navires qui pénètrent dans le port.

Nous explorons également, par l’intermédiaire du programme ECHO, des technologies d’entretien des navires qui pourraient permettre de réduire le bruit sous-marin. Par exemple, le nettoyage de la coque d’un grand navire dans l’eau n’est plus permis dans de nombreux ports en raison du possible rejet de contaminants et d’organismes et de l’augmentation de la turbidité, deux facteurs pouvant nuire à la faune marine. Nous cherchons par exemple à déterminer si les navires dont la coque est propre sont plus silencieux et si, le cas échéant, il existe un moyen écologique d’effectuer ce nettoyage.

Nous comptons répondre à ces questions et à d’autres enjeux environnementaux propres à notre région en collaborant avec les autres intervenants. Ensemble, nous espérons trouver une manière qui permettra aux humains, aux baleines et aux autres espèces sauvages de prospérer pour les générations à venir.

Nous sommes déterminés à relever ces défis environnementaux en travaillant de concert avec un éventail d’intervenants de manière à assurer la santé des humains, des baleines et des autres espèces sauvages pour les générations à venir.

Duncan Wilson
Vice-président de la responsabilité sociale d’entreprise
Administration portuaire Vancouver-Fraser