Produits pétroliers et sécurité des pétroliers

Le Port de Vancouver a pour obligation légale en vertu de la Loi maritime du Canada de protéger l’environnement tout en s’assurant que les marchandises sont transportées de manière sécuritaire et d’une manière qui soutient les objectifs commerciaux du Canada.

Depuis presque 60 ans, les pétroliers naviguent dans Burrard Inlet sans incident. Pendant cette période, les normes de sécurité sont devenues de plus en plus strictes.

Tous les pétroliers qui font escale à Vancouver doivent présenter une double coque, c’est-à-dire que deux couches d’acier épais protègent la cargaison transportée. L’utilisation des pétroliers est approuvée après examen de leur historique d’exploitation et leur condition actuelle. Le programme Contrôle des navires par l’État du port de Transports Canada contrôle chaque navire qui pénètre dans les eaux canadiennes, et il peut accéder aux renseignements sur les navires, y compris leur historique et les défaillances connues. De plus, chaque terminal pétrolier réalise généralement ses propres inspections strictes de tous les pétroliers qui font escale au terminal.

Tous les pétroliers et tous les navires de plus de 350 tonnes brutes qui pénètrent dans les eaux du Port de Vancouver doivent avoir à leur bord un pilote de BC Coast Pilots chargé de la navigation du navire. Les pétroliers de grande taille doivent avoir à leur bord deux pilotes expérimentés de B.C. Coast Pilots qui utilisent le tout dernier équipement de navigation maritime de haute précision, en plus de l’équipage formé du navire.

Tous les pétroliers chargés sont assistés par des remorqueurs fixés à l’aide de gros cordages au navire, conformément aux procédures liées à la zone de restriction de la circulation de Second Narrows de l’Administration portuaire qui sont indiquées dans le Guide d’information du port.

Environ 100 transporteurs de pétrole brut et de produits chimiques fréquentent chaque année les installations du Port de Vancouver, par rapport à un total d’environ 3 100 escales de navire par an. Si le projet de Kinder Morgan qui vise à jumeler son pipeline est approuvé par l’Office national de l’énergie (ONE), ce nombre pourrait passer à 400 pétroliers par an, soit environ 11 pour cent du trafic maritime total du port. D’autres ports connaissent une fréquentation de pétroliers bien supérieure. Près de 8 200 pétroliers font escale chaque année dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, et ce chiffre s’élève à près de 22 200 à Singapour.

Comme c’est le cas pour les autres navires de charge, la taille des nouveaux pétroliers ne cesse d’augmenter. Cependant, on ne prévoit pas d’augmenter la taille maximale des pétroliers actuellement autorisés à faire escale au Port de Vancouver, principalement en raison des restrictions liées à Second Narrows. Le plus grand pétrolier pouvant être accueilli par le port présente une capacité de 120 000 tonnes. Et même ces navires ne peuvent être chargés qu’à 80 pour cent de leur capacité en raison de la profondeur et d’autres limites.

La sécurité et la protection de l’environnement de nos voies navigables sont des critères primordiaux pour le Port de Vancouver. En tant qu’administration portuaire, nous tenons les terminaux et locataires responsables de mener leurs opérations en respectant des normes élevées, et nous allons continuer de le faire.

Peter Xotta
Vice-président à la planification et aux opérations
Le Port de Vancouver

FAQ sur la sécurité des pétroliers
Présentation du groupe d’experts sur la sécurité des pétroliers