Interventions en cas d’urgence et de déversement

L’objectif principal de l’Administration portuaire Vancouver-Fraser est de faciliter les échanges commerciaux canadiens d’une manière durable et en tenant compte des communautés locales. Nous ne sommes donc pas les principaux intervenants en cas d’urgence, mais nous offrons notre aide en fonction des besoins. Généralement, cette aide consiste à collaborer avec les premiers répondants et les autres organismes, et à fournir toute information sur la situation recueillie par notre centre des opérations permanent, nos caméras de sécurité, nos navires de patrouille et même notre drone.

Les premiers répondants municipaux, tels que les services de police et les pompiers, sont généralement chargés des situations d’urgence qui se produisent sur les terrains du port. L’incendie qui s’est déclenché dans le terminal de conteneurs Centerm au début de 2015 à Burrard Inlet illustre bien la mise en œuvre de ce système. Dans cet exemple, les services d’incendie et de sauvetage de la ville de Vancouver étaient responsables de l’intervention, et étaient assistés par plusieurs autres organismes ainsi que par l’Administration portuaire.

La Loi sur la marine marchande du Canada (2001) est le cadre réglementaire de Transports Canada régissant la pollution marine. En cas de signalement de pollution dans l’eau, y compris de déversement d’hydrocarbures ou de carburant, le Canada applique le Régime d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, qui précise que la Garde côtière canadienne est responsable de l’intervention et du nettoyage en cas de déversement d’hydrocarbures et d’autres polluants.

En vertu d’une lettre d’entente datant de 2009, l’Administration portuaire  Vancouver-Fraser peut être appelée par la Garde côtière pour réaliser une inspection initiale en cas de signalement de pollution au sein de notre juridiction. En pratique, ce mode de fonctionnement est efficace, puisque nous disposons de patrouilleurs qui sont disponibles pour une intervention rapide.

Environ trois ou quatre signalements de pollution dans l’eau sont rapportés chaque jour. Nos officiers patrouilleurs enquêtent sur chacun de ces signalements, et la grande majorité se révèlent être des cas peu préoccupants.

Les déversements qui sont jugés « récupérables », ce qui veut dire qu’ils comportent une quantité suffisante de polluants devant être nettoyés, relèvent de la responsabilité de la Garde côtière canadienne, qui pourra le cas échéant mettre en place une structure d’intervention avec commandement unifié afin de coordonner l’activité de nettoyage.

Sur la côte ouest, la Garde côtière canadienne sous-traite le nettoyage des déversements à la Western Canada Marine Response Corporation. Il s’agit également de l’organisme avec lequel les navires ou les exploitants de terminaux doivent communiquer s’ils découvrent qu’ils sont à l’origine d’un déversement.

Le 8 avril 2015, un navire céréalier a déversé par accident et sans s’en rendre compte 2 700 litres (soit environ 3 mètres cubes ou 15 barils) de combustible de soute dans English Bay, à Vancouver. Bien que ce déversement ait été nettoyé de manière efficace, plusieurs questions ont été soulevées quant au temps de réponse et à l’efficacité de la communication.

En 2013, l’Administration portuaire Vancouver-Fraser, l’industrie et d’autres intervenants ont présenté des recommandations au Comité national d’experts sur la sécurité des navires-citernes. Le groupe a notamment recommandé que la Garde côtière canadienne dispose des ressources nécessaires complètes pour répondre de manière efficace aux déversements se produisant sur nos côtes. Nous continuons d’enjoindre au gouvernement fédéral de suivre les recommandations du Comité.

Duncan Wilson
Vice-président de la responsabilité sociale d’entreprise
Administration portuaire Vancouver-Fraser