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Le programme ECHO mené par l’Administration portuaire propose de nouvelles mesures pour aider au rétablissement des épaulards résidents du Sud.

juin 1, 2022

Des mesures à grande échelle encouragent les exploitants de navires à ralentir ou à garder leur distance dans l’habitat essentiel des épaulards résidents du Sud.


Aujourd’hui, le programme d’amélioration de l’habitat et d’observation des cétacés (ECHO), mené par l’Administration portuaire, a lancé sa sixième saison d’initiatives de réduction du bruit sous-marin à grande échelle afin d’aider au rétablissement des épaulards résidents du Sud.      

Dans le cadre des mesures du programme ECHO en 2022, les exploitants de navires sont encouragés à ralentir ou à garder leur distance lorsqu’ils naviguent dans les zones clés de l’habitat essentiel des épaulards résidents du Sud. Jusqu’à présent, plus de 80 organisations de transport maritime ont confirmé leur intention de participer au programme.

Cette année, les mesures de réduction du bruit sous-marin s’étendront à une distance record d’environ 80 milles marins dans la mer des Salish, y compris le banc Swiftsure, le détroit Haro et le passage Boundary, ainsi que dans le détroit Juan de Fuca. Ces mesures seront en place approximativement de juin à novembre, lorsque la présence des épaulards résidents du Sud est généralement la plus forte. 

« Au cours des six dernières années, le programme ECHO a été reconnu à l’international pour avoir mis en place parmi les efforts volontaires les plus larges et couronnés de succès au monde visant à réduire le bruit sous-marin produit par les navires », a déclaré Duncan Wilson, vice-président des affaires environnementales et externes. « Nous espérons, à l’échelle mondiale, servir d’exemple de la manière dont les efforts de collaboration permettent de créer des océans plus silencieux pour les cétacés en péril. » 

Nouveauté en 2022, le programme ECHO coordonnera un projet pilote de ralentissement des navires étendu près du banc Swiftsure, une zone d’alimentation connue des épaulards résidents du Sud qui entrecroise des routes maritimes internationales. Cette année, le ralentissement s’étend à la route maritime entrante, qui constitue le principal point d’entrée emprunté par les navires commerciaux pour atteindre le Port de Vancouver. Cette mesure s’ajoute à la zone de ralentissement saisonnier de Transports Canada située en dehors des routes maritimes, qui entre également en vigueur aujourd’hui.

Le projet pilote de ralentissement près du banc Swiftsure au sein de la zone de pêche traditionnelle et coutumière visée par un traité de la tribu Makah et du territoire maritime de la Première Nation Pacheedaht, une zone présentant une valeur culturelle et spirituelle significative dans laquelle sont péchées des ressources des peuples autochtones. La tribu Makah et la Première Nation Pacheedaht agissent à titre de conseillers clés pour le programme ECHO en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre de pratiques de ralentissement sécuritaire des navires dans cette zone importante.

L’objectif global des mesures du programme ECHO consiste à réduire les menaces posées aux cétacés en péril par la navigation commerciale. Le bruit sous-marin constitue l’une des principales menaces posées aux épaulards résidents du Sud en raison de sa potentielle interférence avec leur capacité à chasser, naviguer et communiquer. 

Lancé en 2014, le programme ECHO représente l’un des principaux efforts de l’Administration portuaire pour faciliter les échanges commerciaux du Canada transitant par le Port de Vancouver tout en assurant une solide protection de l’environnement.

Depuis 2017, les initiatives de réduction du bruit sous-marin du programme ECHO dans la mer des Salish ont encouragé des milliers d’exploitants de navires à ralentir ou à garder leur distance dans l’habitat essentiel des épaulards résidents du Sud, réduisant ainsi jusqu’à 55 % l’intensité du bruit sous-marin dans les zones d’alimentation clés des épaulards.

« Ces mesures étendues dans les eaux canadiennes et américaines sont rendues possibles grâce à la coopération de nombreuses parties prenantes des communautés autochtones, des agences gouvernementales, de l’industrie du transport maritime et des groupes environnementaux au Canada et aux États-Unis », a ajouté Duncan Wilson. « Nous remercions nos partenaires et conseillers pour leur soutien et leur participation à ces importants efforts pour soutenir le rétablissement de l’une des espèces les plus emblématiques du Canada. »

« Nous sommes fiers de travailler en étroite collaboration avec l’Administration portuaire Vancouver-Fraser et les membres du programme ECHO pour protéger cette espèce symbolique, et pour continuer d’offrir un environnement plus sécuritaire et plus silencieux dans lequel cette population en péril pourra se rétablir », a déclaré Omar Alghabra, ministre des Transports du Canada. « Le gouvernement du Canada travaille en étroite collaboration avec les partenaires autochtones, l’industrie et les intervenants locaux afin de mettre en place des mesures concrètes pour protéger les épaulards résidents du Sud. »

À propos du programme ECHO
Le programme d’amélioration de l’habitat et d’observation des cétacés (ECHO) est un programme unique d’envergure mondiale mis au point et mené par l’Administration portuaire afin de mieux comprendre et réduire les effets cumulatifs de la navigation commerciale sur les cétacés à risque le long de la côte sud de la Colombie-Britannique, en mettant l’accent sur les épaulards résidents du Sud en péril.

À propos de l’Administration portuaire Vancouver-Fraser et du Port de Vancouver: 

L’Administration portuaire Vancouver-Fraser est l’agence fédérale chargée de la gestion du Port de Vancouver. Comme toutes les administrations portuaires canadiennes, nous relevons du ministre fédéral des Transports et menons nos activités en vertu de la Loi maritime du Canada. Notre mandat consiste à faciliter les échanges commerciaux du Canada passant par le Port de Vancouver, tout en protégeant l’environnement et en tenant compte des communautés locales. L’Administration portuaire fonctionne à titre de société sans actionnaires, financièrement autonome, et qui ne s’appuie pas sur l’argent des contribuables pour mener ses activités. Nos revenus proviennent des terminaux portuaires et des locataires qui louent les terrains portuaires, et des utilisateurs du port qui payent différents frais tels que les droits de port. Les profits sont réinvestis dans l’infrastructure du port. L’Administration portuaire gère l’utilisation des eaux et des terres du port, ce qui comprend plus de 16 000 hectares d’eau, plus de 1 500 hectares de terres, et environ 350 kilomètres de rivage. Situé sur la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique au Canada, le Port de Vancouver s’étend de Roberts Bank et du fleuve Fraser jusqu’à l’inlet Burrard inclusivement. Il borde 16 municipalités et se trouve à l’intersection des territoires traditionnels et des terres cédées en vertu d’un traité de plusieurs Premières Nations des Salish du littoral. Le Port de Vancouver est le plus important port du Canada et le troisième plus grand port d’Amérique du Nord en ce qui concerne les tonnes de marchandises transportées. Facilitant les échanges commerciaux avec plus de 170 économies mondiales pour une valeur annuelle représentant 240 milliards de dollars, les activités portuaires représentent 115 300 emplois, 7 milliards de dollars en salaires et 11,9 milliards de dollars de produit intérieur brut au Canada.

 

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